Catharsis d'une addiction

C'est ici que sont tous mes silences

02 juillet 2008

le 19 eme en larme

Roumain, ton Ambassade a déserté, ton Europe n'est pas la même que celle dont tout le monde parle. Tu es là sur ce trottoir, ce petit mot à la main qui marque ta faim. Roumain. Tes enfants au pays, ton désespoir contenu porte les crasses noirâtres de l'asphalte, la France Terre promise n'est pas une Nation de parole, on ne te l’avait pas dis?
Comment supporter sans trembler les larmes d'un homme courageux qui a pris la route pour nourrir ses enfants? Ta souffrance m'a émue, mon impuissance me rebute. Roumain, tes yeux sont de ceux qui ne trichent pas.
Tout ces gens qui passe sans te voir, toi qui lutte dignement pour préserver les tiens, toi qui joue ta vie pour nourrir tes enfants, toi dont la rue a volé ta dernière photo de famille, ce geste à ta poche vide accompagne tes larmes d'abandonné. Tu vaux bien plus que toutes nos certitudes, nos carrières et notre soi disant réussite. Grand homme venu chercher une petite place.

Rassurons-nous il y a beaucoup de place sur les trottoirs.

………………………………………………………………………………………………………………………………………..

26 ans dans mes bras, les roulettes égarées à tes pieds, assis près d'une porte cochère, propre, tu n'as rien d'un sans abri, mais le doute m'appelle à toi, ce regard m'est familier, et de te demander si tu as besoin d'aide ou si tu attends quelqu'un.
Tu n'attends personne et personne ne t'attends, je m'assois près de toi  à terre pour te signifier combien nous sommes égaux alors que pertinemment je sais ma vie bien plus clémente. Tes larmes sont tombées sur ma main, mon frère de 26 piges aussi français que tous les français de France, aussi perdus que  tous les roumains de Paname. Je ne veux pas entendre tes mercis, ils me font mal. Une demi-heure de mon temps pour te donner confiance. « Sors de cette rue, ne t'habitus jamais! La première semaine est la plus dure mais prends garde car à la deuxième tu t'habitue déjà, je te sommes de ne pas t'habituer. Relève-toi! »
Dignité, rien qu'une semaine dans la rue, je recueille les larmes d'un jeune homme dans ma main qui ne sait où se rendre, diplômé sans logis. Il me retourne les tripes.

Je sais que tu as faim et que ta dignité te force à ne pas l'avouer, mange un peu.

Vous voyez ce jeune en rollers aux roulettes errantes, aussi propre que vous et moi, aussi intelligeant et lucide que vos voisins, il n'avait pas mangé depuis 24 heures. Il fallait prendre la peine de regarder ses yeux pour le voir. Lui ne vous regarderas pas car la honte est parfois plus forte que la faim.

"Je ne croyais pas que je pouvais en arriver là  -échappe t'il dans un sanglot-, je travaille depuis l'âge de 17 ans et viens de me faire licencier pour faute grave. Je n'ai plus de maison. Tu as raison Louisa, je vais garder la rage, je vais me battre et aller là où tu m'indique de me rendre. La semaine prochaine Louisa je ne serais pas là, je m'en serais sortis, merci, ça fait tellement bien de parler, je ne sais pas quoi faire pour te remercier.

- Ne me remercie surtout pas, quand tu seras sortis de ça tu viendras nous voir et tu tourneras avec nous, c'est le meilleure cadeau que tu puisses nous faire."


………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Rémi, lui dort là depuis 4 ans, un tatouage love orne sa main mais Remi ne mange plus, son foi rejette en masse tout ce qu'il incorpore, Rémi s'appelle Rémi aujourd'hui mais demain qui se souviendras de son nom?
Remi écoute ma prière et va voir le médecin, je sais que aimes à mourir lentement et qu'il est pour toi un salut que ton foi soit percé. Remi, je ne peux supporter ta maigreur, ta peau brune et ton sourire moqueur, Remi, qui te regarde sourire encore?

-Je reviens la semaine prochaine, promets moi que t'auras fait un tour à l'hôpital avant que t'y traine.
Je vais voir, mieux vaut peut être disparaitre, personne ne m'attends.
-Moi je t'attends et je serais là la semaine prochaine."

…………………………………………………………………………………………………………………….. ;

Et il y a la violence et vos bières et ce coup de pied que tu lui flanque à la gueule, la rue Riquet ensanglanté, ton cerveau a failli faire un mentos-coca sur le mur. Je cris. Arrête! Laisse-le, je risque d'en prendre une, que faire? Un homme se fait massacrer à Terre sous nos yeux, je cris de plus belle et un gars du quartier intervient.

…………………………………………………………………………………………………………………………………

"-On voudrait une place au SAMU social, on a téléphoné au 115 toute la journée," ils sont trois, dont une femme ; elle a le regard triste et le geste agressif, je comprends bien ça.
Nous téléphonons mais il n'y a déjà plus de place au 115, tout est plein depuis 23 h.
Elle pleure.
Il dit qu'il va défoncer quelqu'un pour avoir une place en garde à vu et dormir à l'abri.
Il nous gueule dessus, il faut bien gueuler sur quelqu’un, il dit que c'est injuste, on est bien d'accord avec lui, il se calme, je serre sa main salle, collante et désespérée.
Elle pleure toujours.
Il dit qu'il faut absolument une place pour elle.
Une femme à la rue est synonyme de viols à répétition. N'oubliez jamais ça.


 

Posté par louisa18 à 12:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2008

figure de style

Quelque chose s'est emparée de moi, une haine rationnelle envers le genre humain.

J'ai rencontré un écrivain , il a fait de moi en deux mots niais une grande poetesse, mais j'èrre tour à tour dans le téllurique ou les étoiles, les enfers me brûlent et volontier je m'y adonne, j'ai fait mal à mon corps et ma raison n'a plus sa place.

Qui est -il pour donner à mon désert des lettres de noblesse, des prix Goncourts et des éditions, je n'ai rien d'une grande poètesse, les mots sont faciles sous mes doigts, je suis une insulte à la littérature.

Je ne suis plus la même , mon corps griffé va devenir assassin, j'ai l'oeil saoul et l'âme violée.

Il est des malheurs qui vous emmène dans la crasse, des Sades innomables qui expérimentent sur vous des petites morts. Puisque la vie m'enlève à ma lumière, puisque mes rencontres meurtrières me traînent dans la boue, puisque mon corps en un sursaut survit à des sévices, puisque des coeurs avides de peine, des jouisseurs de terreur, des voleurs de restes aiment à danser dans mes humilités, contraindre mes refus à des affirmations forcés, puisque mon sang se répends sur leurs mains et qu'en un geste nié la plaie n'existe plus, j'arracherais leur oeil et cracherai ma haine  sur leurs actes oubliés.

Danser avec le diable vous donne de l'acide en crachat.

Je défigurrerai leur sainteté apparente, j'ébouillanterai leur coeur pour le lier asséché à des fils barbelés, je stigmatiserai leur peurs jusqu'à voir vomir leur yeux et dans mon désert naitront des plantes carnivores et des oasis ensanglantés.

Quoi qu'il advienne l'écrivain extrapole.

Posté par louisa18 à 14:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2008

je voudrais être sa chanson

Manque irrationnel trônant derrière mes yeux.
je me lève et pleure cachée derrière l'écran.

Il n'est pas de coeur pour boire mes vers de larmes.
Il n'est pas d'amour pour étreindre mes tremblements internes.

Solitude matinale, raclure infortunée siégeant dans mes entrailles.
De lutte festive en loque dépressive,  composition silencieuse du souvenir.

Chantes moi, écris moi quelque part, transforme moi en vers , offre moi une note, même noire, même croche.

Même fausse.

Juste une note dans ta voix, un son , un hôquement, un frolement de corde maladroit, exister un instant, pas même une lettre, juste un point dans une chanson, une virgule peut être.

Juste un souffle, une respiration.
Compose moi ta vie que je colore les rondes, que les triples croches décrochent les étoiles, que les clés de sol façonnent funanbules mes fantaisies de femme, que ta feuille fuyante enferme l'encre noire de mes mélancolies, compose moi les flammes dont tes baiser se souviennent et le miel que je goûte à ta peau.

Posté par louisa18 à 15:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2008

fête de la musique

Ma plus belle fête de la musique.

Les grakitpoils, fanfare déjantée, styke ska, Saint Sulpice pour témoins, des amitiés sur fond de percus, la rue des Canettes en foule et sourires.

Les Caves Populaires en transition et de Montmartre à Chateau Rouge pour le petit matin.
Monsieur C était là.

J'ai dormi avec Monsieur C.

De caresses sexuelles, en tendres baisers, mon départ furtif au petit matin, je comprends bien, les mots ne sont pas utiles que rien au delà d'une nuit festive et arrosée ne sera possible avec Monsieur C.

J'ai éffacé son numéro déjà la dernière fois,comme à chaque fois que je sens que je pourrais m'abandonner à un mur.
Je m'empèche de rejoindre les chants de mélancolia, les si, les la, ailleurs, là où personne ne m'a encore rejoint.

Je ne lui demande rien, c'est moi qui salut la mort dans l'âme. C'est moi qui salut, c'est entendu depuis longtemps maintenant.

Monsieur C s'en bat les couilles alors que quelques larmes piètrement retenues s'échappent de mon coeur au moment où j'écris.

Mais ces larmes n'existent pas, je refuse de laisser vivre, elles sont déjà retournées vers le coffre que je me fabrique, faut juste revoir les matériaux.

Isolation

Posté par louisa18 à 11:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2008

la réforme de la honte

Le nombre d'étrangers en situation irrégulière reconduits dans leur pays d'origine a augmenté de 31%...

Je serais toujours du côté des droits naturels et fondamentaux de l'homme défendus par les plus grands philosophes d'hier et d'aujourd'hui.

Posté par louisa18 à 11:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2008

Ma jenny

entre 2 lecture, ma jen sache que je pense à toi et que je suis là si tu as besoin malgrès le temps qui passe et qui parfois nous éloigne.

Posté par louisa18 à 14:52 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juin 2008

Monsieur C

J'ai revu monsieur C hier par un hasard organisé.

Le bar Au Clair de Lune, ce bar aux milles âmes érrantes, jeunes et nocturnes auquel je me rends de temps en temps, la terrasse abrite des habitués inttermittents du spectacle mais surtout du chômage, (c'est selon le point de vue ).

Monsieur C était là, on a discuté , fait un débriefing de la dernière fois, j'ai compris que Monsieur C sortait d'une longue relation et avait d'autres choses en tête que ma modeste personne.

Il n'y a pas eu de dernier baiser.

Posté par louisa18 à 10:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2008

Astrophysique

ASTROPHYSIQUELa matière manquante tisse ses filaments

Une équipe néerlandaise a découvert du gaz interstellaire qui constitue peut-être la toile contenant la matière ordinaire, jusque-là impossible à détecter.

incroyable j'attends cette information depuis des mois.

rappellez vous plus de 85 pour cent de l'univers est composée de matiere inconnue, impossible à identifiér mais grâce à laquelle tout ça tient debout! (pour simplifier)

Posté par louisa18 à 16:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2008

Le jardin des Tuileries.

Seuls sur les quais, le Louvre pour compagnon, nos pas amicaux et mon coeur en déraison, mes sens avec les siens dans une danse imaginaire qu'il ne soupçonne pas.
Il apparait en Ermite et mes sentriments ne trouve que l'écho d'un silence inquiétant.
Le temps est à son oeuvre, et son retrait n'a d'égal que ses craintes profondes, son attachement d'outre Terre me rappelle combien la spiritualité rapproche les êtres et éloigne les corps.

Et si je fesais cette fois du temps mon allié et non ma perte, ma confiance mon secours et non mon désespoir?

Je serais là.

Et si de tes blocages je fesais ta délivrance, et si ma tendresse te portait parmi les paradis d'abandon dont je suis parfois la reine?

tu as ta place dans mes chateaux de bains de moussants, mais je serais patiente aussi longtemps que cette vertue ne me fera pas souffrir.
Je décide de ne pas t'attendre et c'est sans doute comme ça que je t'attends le mieux.

Kiss you

Posté par louisa18 à 10:12 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2008

mon ami à moi

Quand l'amitié flirte d'un peu trop près avec les sentiments.

Posté par louisa18 à 10:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »